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mardi 1 janvier 2008

Road trip jusqu'en Californie...

Et oui, afin de clore l'année 2007 en beauté, une expédition s'imposait: un petite balade en voiture de seulement 3600 km (?) entre Seattle et San Francisco!! Avant, je ne me rendais pas bien compte de l'étendue du pays, maintenant, j'ai compris!! Les Etats-Unis, c'est très grand! Le choc de ce petit voyage: la forêt de Sequoia!! C'est énorme, à l'échelle du pays! http://fr.wikipedia.org/wiki/Séquoia_géant . C'est dans le "Jedediah Smith Redwoods State Park" que j'ai pu approcher les géants et d'après les dires des Ewoks rencontrés lors de ma promenade, c'est dans cette forêt que Georges Lucas aurait tourné certaines scènes du "Retour du Jedï"... cela reste à vérifier!
En tout cas, une fôrêt de sequoia est vraiment un endroit à part, dégageant une ambiance vraiment particulière: jugez par vous-même avec ces quelques clichés (en fait, vaut mieux se rendre sur place en Californie parce que l'arbre de 60 m de hauteur est très peu photogénique...)
Il y a eu aussi les dunes de sable de la côte de l'Oregon ( http://en.wikipedia.org/wiki/Oregon_Dunes_National_Recreation_Area) . Très beau, très venteux, on se croirait dans les Landes, sauf que l'océan n'est pas le même... A voir!! Les petits américains s'éclatent comme des fous avec des buggys, quads et autres 4x4 géants: savais pas que l'on avait le droit de démonter les dunes comme ça...
Toujours au bord du grand océan Pacifique, mais changement de décor, au sud de San Francisco, le Big Sur: quelques dizaines de kilomètres de routes accrochés aux pentes abruptes dégringolant dans la mer, parsemée d'îlots rocheux: très photogénique!!
Vous me direz qu'il n'y a pas que la mer dans la vie!! Et oui, il y a la montagne et la neige!! Nous y étions également!! L'Oregon était bien enneigé, même dans les zones les plus arides: c'était pas mal non plus...
Et pour finir, ce rapide survol, la ville, celle de San Francisco avec ses collines, son "cable car", le Golden Gate, Alcatraz, Chinatown!! L'ambiance de cette ville est agréable: ça sent les vacances, le sud, la chaleur (en comparaison avec Seattle, bien sûr)...
Voilà, c'était bien beau tout ça!! Un avant-goût du périple qui m'attend en Pérousie, la semaine prochaine!!
BONNE ANNEE 2008 A TOUS!

mardi 6 novembre 2007

Naissance et Renaissance

Quand j'ai reçu le message d'Olivier, il était 00h ici, vu qu'il était 9h du mat' en France. Je venais de rentrer de chez des amis où il y avait une petite fête dédiée à la sculpture sur citrouille (si si, c'est possible!). Quelqu'un avait réussi à dégotter une bouteille de pastis!! La soirée fut bonne... Bref, je rentre à la maison et je reçois le message m'annonçant l'arrivée du divine enfant...
http://photographe.hautetfort.com/archive/2007/10/31/sacha.html#comments Je m'endors en faisant de beaux rêves. Le lendemain matin, dimanche ici, je découvre les photos de Sacha ma nièce, sur le blog, j'envoie des petits messages de félicitations... Il fait beau, je me dis qu'aller prendre l'air ne me ferait pas de mal: plusieurs possibilités s'offrent à moi, tant la diversité des parcs est importante à Seattle. Je me décide pour Discovery Park qui est celui qui ressemble le plus à la vraie nature... Il faut traverser la forêt pour atteindre la plage... Bref, je décolle vers les 13h. En arrivant à l'entrée du parc, il y a un carrefour: à gauche, la forêt puis la plage et à droite, un panneau indique Cultural Center: j'avais déjà remarqué ce panneau et je m'étais dit qu'il faudra aller jeter un oeil puisque cela doit certainement traiter des indiens... J'hésite puis je me lance en direction du centre. Le centre, en lui même, de l'extérieur, ne paie pas de mine, mélange de béton des années 80 avec du bois des mêmes années, ce qui rend le tout plutôt défraîchi... A l'intérieur, personne, si ce n'est un gars qui fait le tour des bureaux vides pour vider des corbeilles à papier. Quelques photos, quelques sculptures, quelques prospectus... Je choppe quand même le gars pour lui demander s'il n'y a que ça à voir: ben oui, et aussi le jardin botanique. De jardin botanique, il s'agit en fait de trois plantes qui se battent en duel avec des écriteaux... Bien bien déçu de tout ça... Même pas un gars avec qui causer. Je continue et puis j'aperçois des voitures dans une clairière au milieu de la forêt en contrebas du centre et puis j'entends des percussions. Un tambour... Et puis je vois trois-quatre gens qui semblent bien être des "native americans". D'autres promeneurs passent sans leur prêter attention. Je me demande ce que c'est. Je me dis qu'ils doivent être en train de faire des choses qui ne regardent qu'eux et que je ferais mieux de passer mon chemin. Je me dis aussi que je suis à Seattle et que "y a pas que les hamburgers, l'université et les matchs de base ball"!! Je me dis que si j'y vais pas, je vais m'en retourner en France et puis voilà, ce sera tout... J'hésite. Bon j'y vais. J'approche, je vois une hutte basse couverte de toile de feutre, puis derrière, un feu entouré d'un cercle de pierre et qui créé un corridor jusqu'à l'entrée de la hutte. Devant la hutte, sur un petit tas de terre, une armature en bois à laquelle est accrochée une plume et sous laquelle se trouve du tabac. Deux hommes sont en train de jouer du tambour, assis sur des tapis près du feu. Une femme, une américaine, blanche, est emmitouflée près du feu. Un autre gars, le visage marqué, du genre qui n'a pas bu que de l'eau dans sa jeunesse, s'occupe du feu. Un quatrième homme vient à ma rencontre. Je me présente, lui dit que je viens de visiter le centre et que j'ai entendu les percussions. Il s'appelle Tom, indien de l'Arizona. On parle, lui explique que c'est pas facile de rencontrer des native americans, de découvrir leur culture, lui demande comment ça se passe dans les réserves, ce qu'il fait, etc. Les deux percussionnistes ont cessé de jouer et viennent se présenter. Le plus grand, agé de 50 à 60 ans, cheveux longs, très costaud, une tête de plus que moi, s'appelle Leeman et je me souviens plus d'où il est (Indien de l'Utah ou un truc comme), l'autre plus petit, porte un hameçon en os autour du cou. Forcément, il est hawaïen et s'appelle Brian. La femme, elle, c'est Cathy. Je leur explique le même truc: visite du centre, difficile de découvrir culture des native american, etc. Tout de suite, le plus grand me dit que je vais aller dans la hutte avec eux! 4 m de diamètre, 1 m de haut, un trou en son centre pour placer des galets chauffées dans le feu à l'extérieur. Il m'explique que c'est une cérémonie commune à la plupart des peuples indiens ( http://en.wikipedia.org/wiki/Sweat_lodge ), que l'on rentre à l'intérieur, que l'on place les pierres, l'on rabat le battant, que l'on se retrouve dans le noir et que l'on fait brûler des herbes sur les pierres chaudes, que l'on asperge d'eau pour faire monter la température à l'intérieur de la hutte comme dans un sauna, que si je ne tiens pas la chaleur, je peux sortir à tout moment... Bon, Brian me prête un short et une serviette et sans avoir le temps de penser, de dire non, d'hésiter, je me retrouve torse poil dans la hutte avec la femme habillée de la tête au pied et cinq bonhommes à moitié à poil. Je me demande ce que je fous là et c'est la première fois que ça me le fait, comme en voyage quoi! Je suis bien loin de tout à ce moment-là... Ils placent les pierres, 10 gros galets, Leeman place un peu de sauge sur une des pierres, puis du tabac, puis d'autres herbes que je ne reconnais pas... Brian, à l'extérieur rentre avec un seau d'eau, lui fait toucher les pierres au centre de la hutte et fait passer le seau jusqu'à Leeman, assis en face de l'entrée, dans l'axe du feu, face à l'est. Après cela, la porte est fermée et l'on se retrouve dans l'obscurité. La chaleur augmente tout de suite. Puis Leeman prend la parole et commence à expliquer, à m'expliquer ce qui va se passer, chacun va se présenter, expliquer qui il est, ce qu'il veut dire aux esprits, etc... Je me dis: qu'est-ce que je fous là!!!?? Il explique en tout cas qu'ils sont tous très honorés que je sois là, qu'ils ne savent pas pourquoi je suis là, que peut être moi-même je ne sais pas ce que je fais là, mais que tout cela a un sens. Tout ça dans le noir et dans la chaleur. Le premier à prendre la parole est un gars arrivé juste avant que l'on entre et qui s'appelle Fernando. Il se présente et explique que c'est un quechua du Pérou, ce qu'il fait à Seattle, que ça va pas fort en ce moment, etc. Puis c'est au tour du suivant et du suivant, le tout dans le sens des aiguilles d'une montre et à chaque fois, Leeman asperge les galets avec l'eau ce qui fait que quand arrive mon tour, il fait très chaud, et que l'on transpire tous comme des "porciaux". Je suis assez intimidé, essaie de parler le plus clairement possible, de dire des choses sensées sur ma personne, sur ce que je fais en tant qu'archéologue, tout ça dans le noir, ce qui rend la chose plus difficile. Heureusement, le code est de dire "huh" pour montrer que l'on acquièse. Lorsque le tour est fini, Leeman commence les pières pendant que Fernando et Brian se relaient au chant (mélopée de type indienne). J'hallucine mais bon en même temps, tout cela me paraît dans l'ordre des choses et ne me sens pas particulièrement un intrus dans cette cérémonie... Fin du premier round. On rouvre la porte, on remet des pierres et c'est reparti...Au bout du troisième round comme cela, Leeman commence à m'expliquer la signification de cette cérémonie, que la hutte représente l'utérus de la mère-terre, que cela permet aux hommes de partager les souffrances des femmes lors de leur règle, que cette cérémonie est comme une renaissance, qu'il fait chaud à l'intérieur et qu'il faut sortir à l'extérieur, comme le fait le nouveau-né... tout d'un coup, je me reconnecte avec le présent ou la réalité et je comprends maintenant pourquoi je suis là: Sacha. Coincidence, destin, etc: toujours les mêmes sempiternelles questions quoi qu'il en soit, je me retrouve ruisselant de sueur, à me souvenir des premières paroles de Leeman qui ne savait pas pourquoi j'étais là avec eux ce jour-là, et leur apprend que Sacha, ma nièce, est née quelques heures plus tôt. Leur "huh" était à la fois mêlé d'étonnement et d'évidence... Ce sur quoi, un nouveau round a été improvisé qui était mené par Leeman, le medecine man, et dédié aux prières indiennes pour la nouveau-née, sa famille, moi, sa soeur, ses parents, ses grands-parents, les amis, tout ce qui m'entoure de près ou de loin, y compris mon véhicule, si j'ai bien compris!!! C'est là oû la chaleur a été la plus intolérable, difficile de respirer tant l'air est chaud. Nous sommes tous sortis ensuite à quatre pattes du ventre de la mère-terre, le soleil venait de se coucher, il faisait nuit, ruisselant dans le froid, je venais de renaître selon le rite indien, de parcourir symboliquement le chemin qu'avait emprunté Sacha quelques heures plus tôt, celui que nous avons tous emprunté... Drôle d'expérience, non? Difficile à raconter en fait...

lundi 4 juin 2007

A big mix = Du grand n'importe quoi (traduction libre)

En visionnant les quelques photos (quelques, car je ne suis pas très assidu dans le "prenage" de documents photographiques - je vais certainement le regretter - mais en même temps, le poids de la bête et les problèmes de batterie récurrents coupent tout élan artistico-journalistique qui surgit parfois du tréfond de l'âme de votre cher serviteur) prises ces dernières semaines, je me rends compte que tout se téléscope dans un joyeux bazar: les personnes que je rencontre, différentes, les paysages qui semblent disparaître littéralement sous les roues des voitures automatiques que je conduis, pour être remplacés par d'autres aussi stupéfiants, les saisons qui se bousculent dans une même journée, une végétation incroyable à la mesure du taux de précipitations annuel, etc. Vous allez me dire que tout cela est bien nébuleux. Pas vraiment, cela reflète vraiment l'état du dossier intitulé "Seattle" dans le fichier "Mes photos" stocké sur le disque dur de mon "laptop" (comme y disent ici). La preuve par l'image....
Tenez l'autre jour, je me rends au Sasquatch music festival (http://www.sasquatchfestival.com/), http://maps.live.com/default.aspx?v=2&cp=47.010196~-119.972463&style=a&lvl=14&tilt=-90&dir=0&alt=-1000&encType=1 , joyeux rassemblement d'amateurs de musique, de paysages vallonnés et de bikinis non moins vallonnés: si, si, vraiment, les gorges sont profondes à cet endroit de la Columbia river comme vous pouvez le voir sur la photo. Les américains savent bien faire les choses: vous pouvez ainsi admirer le paysage fabuleux qui s'offre à vous, allongé dans un herbe verte et douce arrosée avec amour (alors qu'il s'agit d'une région aride), la pente de cet amphithéâtre conférant l'angle parfait permettant de voir et écouter les artistes tel que Björk, Manu Chao (une star aux States?!) et des beaucoup moins bons, tout en dégustant la fabuleuse nourriture américaine à base de burgers et de "Oktoberfest" sausages, sous le regard envieux de naïades en maillots de bain au milieu du désert, fortement contrites de ne pouvoir en faire autant mais bien obligées si elles veulent conserver des formes aussi attrayantes que celles qu'offre le paysage mais aussi leurs petits amis bodybuildés et oints, dont le coefficient intellectuel semble avoisiner, au regard de leur comportement, celui du paon faisant la roue ou du Sasquatch errant dans les bois du Northwest américain... 30000 personnes rassemblés ainsi suffit à rassasier le besoin que j'éprouve, de manière aussi sporadique qu'éphémère, de rencontrer mon prochain... en troupeau!
Le lendemain, changement radical: direction le wilderness!! La forêt, les arbres immenses, incroyables, la rivière partout, les montagnes nous entourent, le silence de la nature, les parois verticales des pics qui nous surplombent, un petit pont de bois vermoulu, de la mousse verte et jaune sur les arbres, d'une épaisseur jamais rencontrée jusqu'à présent, des arbres qui ont chu lors de la dernière tempête et dont le diamètre fait deux fois ma taille, des troncs d'arbre creux comme on voit dans les dessins animés, lieux de poursuite infernales, des moustiques gros comme le doigt prêt à vous vider de votre sang : le bonheur quoi!! Rien de tel qu'une bonne marche...
En deux jours, on passe donc de la foule survoltée au silence de la forêt, de la végétation aride et clairsemée de la Columbia river à la luxuriance de la forêt de la Necklace Valley avec ses troncs d'arbres entrelacés... C'est comme cela que ça se passe chez Mc Donald: à la différence de l'ancien monde, en Amérique, les climats sont tellement perturbés par les reliefs imposants qu'en l'espace de quelques heures de voitures, on passe d'une humidité importante à l'aridité.
De même, on peut traverser les montagnes enneigées où il fait bon skier ou bien allez batifoler au bord de l'eau, l'horizon se découpant autour des innombrables îles du Pudget Sound. Les phoques et lions de mer s'amusent dans les courants incroyables qui se créent entre chaque îles (Fidalgo Island et Burrows Island en l'occurence), lors des changements de marées.
Voilà quoi , jonglage entre des décors montagnards avec une architecture allemande caractéristique (?), comme ici dans le village surréaliste de Leavenworth, jouant à fond sur la carte allemande, pour faire venir le touriste, et les grattes-cieux de Seattle, dont j'ai déjà parlé dans un article précédent...
On saute du coq à l'âne; du bbq (barbecue) improvisé sur un parking après une après-midi de ski pluvieuse, à la cuisinière de compétition que tout bon américain qui se respecte, possède dans sa cuisine, munie de résistance électrique qui monte en température ultra rapidement et dont la largeur d'enfournage (plus de 60 cm??!! A vérifier...) permettrait de faire rentrer un boeuf entier ou plutôt une pizza King size!!!
Je vous avais prévenu: du grand n'importe quoi!! que ces cernières semaines passées en cette terre de paradoxe où climats, paysages, cultures, mentalités se téléscopent et finissent par former dans un grand melting pot, une mixture souvent indigeste... Pour pouvoir l'ingurgiter et l'assimiler, il ne faut pas cesser de bouger. La sédentarité dans un tel milieu ménerait, à coup sûr, à l'obesité tant physique que mentale... Non, au contraire, il faut rester en mouvement, poursuivre le voyage à l'intérieur même du voyage puisque telle est mon/notre besoin vital comme l'explique Bruce Chatwin dans "Qu'est-ce que je fais là": "Sans doute devrions nous attribuer à la nature humaine une tendance appétitive au mouvement au sens le plus large. L'acte de voyager contribue à apporter une sensation de bien-être physique et mental alors que la monotonie d'une sédentarité prolongée ou d'un travail régulier engendre la fatigue et une sensation d'inadaptation personnelle. Une grande part de ce que les éthologistes ont désigné sous le nom "d'agression" n'est que la réaction de colère aux frustations causées par le confinement."
Bon ben, allez prendre une bonne bouffée d'air, c'est moi qui régale!! En tout cas, moi, dès que je peux, je ne m'en prive pas! Ah, au fait, j'oubliais: l'autre jour, des techniciens rentrent dans mon bureau, bardés d'instruments de mesures. Je leur demande: vous mesurez quoi? Asbestos! me répondent-ils. Est-ce dangereux? Pas vraiment!!! me rétorquent-ils...
Dernière précision, l'Asbestos, c'est de l'amiante!!... Sacré fichu pays de paradoxe...

dimanche 25 mars 2007

Un temps de chiottes...

Je suis désolé de l'annoncer ainsi, à brûle pourpoint, mais ici, il fait quand même un temps de chiottes!! Il faut dire que passer du climat méditerranéen (de celui de Corse en particulier, et plus précisemment du micro-climat balanin, connu pour son absence de précipitation) à celui de Seattle, que je ne saurais décrire, tant la météorologie locale semble complexe, et bien c'est dur dur. La ville semble, en effet, être prise en sandwich entre une chaîne côtière, la péninsule olympique culminant à 2428 m d'altitude, à l'ouest et qui la sépare de l'océan (heureusement, semble-t-il, étant donné le déluge qui s'abat continuellement sur la péninsule) et à l'est, par les Cascade Mountains, dominées par le Mount Rainier et ses 4392 m (et oui, ça rigole pas ici). Vous ajoutez à cela, le Pudget Sound, bras de mer qui vient châtouiller les pieds de la ville et vous obtenez ce que l'on appelle un temps de chiottes...
Ici, tout le monde vous dira que le temps est bien agréable, que l'hiver est doux. Doux, doux, effectivement c'est plutôt doux quand on a habité en Alaska auparavant mais pour moi ça caille. On est fin mars et il fait encore la plupart du temps moins de 10°C... Jugez par vous même : http://www.wunderground.com/US/WA/Seattle.html
Speaker: Et la palme du temps de chiottes a été attribué au: ... Samedi 24 mars 2007!!
Ovation dans la salle
Samedi 24 mars 2007: Oui, merci, merci et particulièrement merci à cette vaste dépression qui a stagné sur tout l'ouest de l'Etat, formant une sorte de rideau d'eau continuel, empêchant les inconscients qui auraient décidé de louer une voiture ce jour-là afin de visiter les environs, de voir quoique ce soit de la route (c'est quoi ce revêtement routier lisse, qui n'absorbe rien du tout et qui fait que l'on voit rien pendant de nombreuses secondes lors d'un dépassement), du paysage, que ce soient les montagnes perdues dans les nuages depuis belle lurette (allons-nous les retrouver?) et même l'océan...
350 miles parcourus pour essayer de voir un peu du pays et je n'ai vu que la pluie... ça donne ça près de l'océan, à Ocean Shores, formidable station balnéaire, qui sous ce climat, donne davantage envie de se tirer une balle que de se baigner... Vous remarquerez que l'américain aime rouler sur la plage avec son véhicule et qu'il s'en fout complètement qu'il pleuve d'ailleurs...
Donc voilà, en fait, à Seattle, n'en déplaise à tous les originaires du patelin, il pleut tous les jours. Pas continuellement, comme ce fameux Samedi 24 mars, mais des petites averses, par çi, par là, insidieuses, comme si elles savaient que l'on a oublié son parapluie ce jour-là (mon meilleur ami, ici, d'ailleurs!! Je prévois pour le remercier pour ses bons et loyaux services de lui consacrer prochainement un article)... Enfin, vous voyez, on en a des soucis.
Pour clore en beauté cet article que l'on pourrait qualifier de capillaire, tant l'intérêt et le ton rappellent les formidables conversations que l'on peut avoir avec son coiffeur, il faut tout de même avouer qu'il y a quand même des jours de beaux temps... 4 ou 5 depuis que je suis là, soit depuis un mois et demi!! Et quand il fait beau, c'est beau! Et certainement que le climat est pour quelque chose dans la vitalité qui semble caractériser toutes les plantes et arbustes. Ils déploient en effet un louable acharnement à vouloir produire les plus belles fleurs... Les cerisiers sont en fleur et ça, c'est magnifique...